Ibrahim Ousman Waziri s’est éteint le dimanche 8 février 2026. De l’avis de nombreux observateurs, il fut une figure emblématique du football camerounais des années 70.
« Ce grand Monsieur, qui a quitté ce monde comme il y a vécu, c’est-à-dire dans la discrétion, est réputé comme étant le meilleur formateur de gardiens de but au Cameroun. Affectueusement surnommé Coach Ibrahim, il a formé et entraîné plusieurs générations de gardiens, notamment Jacques Songo’o, William Andem, Marcel Ambang et Clément Assimba, qui ont porté haut les couleurs de leurs clubs et de l’équipe nationale », explique le journaliste Nana Paul Sabin.

Jules Tayou, ancien joueur devenu entraîneur, témoigne au micro de Radio et Télévision Equinoxe : « Le coach Ibrahim formait gratuitement les gardiens de but. Chaque week-end, il réunissait les jeunes sur un terrain à New-Bell pour les encadrer. Il le faisait bénévolement, puisant même dans ses propres ressources pour offrir des équipements à certains. Il fait partie de ceux qui ont tout donné au football sans rien attendre en retour. »
Pour de nombreux Camerounais, la reconnaissance qu’il méritait n’a jamais été à la hauteur de son engagement. « Le monde est ingrat. Ce monsieur est une icône ; il méritait une reconnaissance nationale avant de quitter ce monde. Il a énormément contribué à la formation de grands gardiens qui ont servi la nation », déplore Jaco Kamdoum, un internaute.
Avant de se consacrer à l’entraînement, Ibrahim Ousman Waziri avait lui-même brillé sur les terrains. « C’était un joueur talentueux avec un pied gauche magique », se souvient Joseph Kamga, ancienne gloire des Lions indomptables. Jules Tayou précise qu’il a débuté sa carrière au début des années 70 comme ailier gauche au sein du Stade de Douala, alors présidé par Tohouo Théodore, aux côtés de Paul Bahoken et David Mayebi, entre autres.

Ami d’enfance de Roger Milla, il a terminé sa carrière de joueur à Dragon Haoussa de Douala. Parallèlement à ses séances gratuites de formation de gardiens, le coach Ibrahim a également enseigné l’éducation physique et sportive dans plusieurs établissements scolaires, dont l’Esao.
Tous ceux qui l’ont connu décrivent un homme simple, humble et profondément dévoué.
La grande famille El Hadj Ousman Waziri informe la communauté musulmane, les proches et l’ensemble des connaissances qu’une prière (dou‘a) sera organisée en sa mémoire le mardi 10 février 2026 à 15h30, à son domicile situé au Carrefour ancien Étage, dans le quartier New-Bell à Douala, selon Nana Paul Sabin.




