Le verdict est désormais tombé pour les 18 supporters sénégalais interpellés au Maroc, et les détails de leur condamnation sont à présent connus. Jugés ce jeudi à Rabat par la justice marocaine, les concernés ont été fixés sur leur sort, avec des peines qui varient en fonction du degré de responsabilité retenu par l’autorité judiciaire.
Comme annoncé précédemment, les sanctions prononcées vont de trois mois à un an de prison ferme. Toutefois, au-delà de la durée d’emprisonnement, les montants des amendes infligées apportent un éclairage supplémentaire sur la gravité des faits reprochés à chacun des groupes de supporters.

Dans le détail, neuf (9) supporters ont écopé de la peine la plus lourde. Ils ont été condamnés à un (1) an de prison ferme. En plus de cette peine privative de liberté, chacun d’eux devra s’acquitter d’une amende de 5 000 dirhams, ce qui correspond à environ 325 000 francs CFA par personne. Cette sanction maximale traduit la responsabilité jugée plus importante de ce premier groupe dans les faits examinés par le tribunal.
Six (6) autres supporters ont, pour leur part, été condamnés à six (6) mois de prison ferme. Leur peine est également assortie d’une amende, fixée à 2 000 dirhams chacun, soit près de 125 000 francs CFA. Cette décision intermédiaire laisse entendre que leur implication a été considérée comme moins grave que celle du premier groupe, tout en demeurant suffisamment sérieuse pour justifier une peine d’emprisonnement ferme.

Enfin, les trois (3) derniers supporters ont reçu la sanction la plus clémente parmi les condamnations prononcées. Ils ont été condamnés à trois (3) mois de prison ferme et devront s’acquitter d’une amende de 1 200 dirhams chacun, soit environ 75 000 francs CFA par personne. Leur niveau de responsabilité aurait ainsi été jugé moindre par la juridiction compétente.
Ces condamnations sont exécutoires conformément à la décision rendue par le tribunal ce jeudi 19 février 2026. Cette affaire, qui a suscité de nombreuses réactions au Sénégal comme au Maroc, marque une étape importante dans le traitement judiciaire de ce dossier. Les familles et proches des condamnés restent désormais suspendus aux éventuelles démarches ou recours qui pourraient être engagés à la suite de ce jugement.




